LEMME Non classé Le changement est-il envisageable ?

Le changement est-il envisageable ?


Ce qui est intéressant avec un groupe d’humain, c’est qu’il fonctionne comme un individu.

Il a des besoins, des envies, des valeurs, des croyances…

Cela dit, ces différents aspects peuvent ne pas être inscrit par la majorité de ses membres. Puisque chaque groupe a un fonctionnement différent, ces aspects peuvent donc être très différents d’un groupe à l’autre. Et s’ils sont en conflits, ce sont des factions. Un groupe préfère les Maths pendant qu’un autre préfère le Sport. Une rivalité peut apparaître si les membres de chaque faction est convaincu que l’autre a tort. Et l’escalade de la rivalité mène à l’agressivité, voire à la haine.

Lors de la création d’un groupe, il y a des points communs. Le groupe n’est d’ailleurs pas toujours défini par ses membres, mais on peut tout de même le constater en y regardant de plus près. La construction du groupe s’articule autour de ce point commun, ainsi que de l’objectif commun associé. Et le chemin est, le plus souvent, géré par un leader.

Il existe des leaders naturels. La présence, la volonté, la force peuvent être l’aspect qui fédère le groupe. Les suiveurs cherchent naturellement un leader et acceptent de fait celui qui se rapproche le plus du leader qui leur convient. Et c’est d’autant plus simple lorsque les individus ont déjà le même objectif. Ce leader est donc « élu », et c’est instinctif.

Cependant, plus un groupe est important, plus l’objectif est délicat ou complexe, et plus les individus le composant peuvent avoir des affinités divergentes. Il y a alors la mise en place de consensus, qui permettent à tout un chacun d’y trouver son compte. Et ce système qui marche partout et tout le temps fonctionne dès lors que chaque participant y trouve un compte « acceptable ». Par exemple, si tout le monde acceptait de ne manger que des patates et du pain, il n’y aurait plus de problème de nutrition dans bon nombre d’endroits. Sauf que certains veulent des tomates, d’autres de la viande, d’autres du chocolat… Le consensus a donc ses propres limites pour fédérer un groupe. L’étape suivante sera le compromis, où l’on accepte des choses qui nous dérangent pour obtenir quelque chose qui nous arrange « plus ». Un bénéfice / perte positif donc.

Cela étant dit, un point amusant à noter : lorsque des étapes de ce processus ne se font pas naturellement, cela engendre des frictions. Et la machine devient bancale. Par exemple si le leader ne fait pas partie du groupe (dictature, putsch, technocratie, élites, etc.), ou encore si des groupes apparaissent divergent au point de ne plus faire partie du groupe de départ (extrémistes, parias, clandestins, etc.).

Il y a donc 2 options : corriger le tir ou s’effondrer. Eh oui, malheureusement, l’entropie est partout ! Lorsqu’un système périclite, il n’y a pas de raison qu’il s’améliore de lui-même. Autrement dit, si rien n’est fait, il ne va faire qu’empirer, jusqu’au point de rupture.

Mais une correction est-elle toujours possible ? Bien sûr… jusqu’au point de non-retour… qui est atteint parfois très vite !

Qui dit correction dit également détermination / acquisition du problème puis intégration / acceptation et enfin action / résolution.

Faire l’autruche n’a jamais résolu de problème… !

Prenons un exemple simple et concret : je souhaite loger dans une belle maison. Lumineuse, propre et chaleureuse. Pour qu’elle reste propre, malgré l’accumulation de poussière et la crasse ramenée de l’extérieur, il faut nettoyer. Je n’aime pas nettoyer… ça consomme du temps et de l’énergie et ça n’apporte rien de mieux que ce que j’avais déjà. C’est donc de l’entretien, c’est-à-dire que c’est un travail requis pour garder ce que j’ai au niveau que je souhaite, sachant qu’il se dégrade quoi qu’il arrive. Je pourrais dédier du temps pour cette tâche tous les jours, mais je choisis une autre option : une fois par semaine, et je dois en parallèle accepter qu’en fin de semaine, ce soit sale : j’ai trouvé un compromis. Et si tous les habitants de la maison sont d’accords, c’est même un consensus : parfait, tout le monde est content ! (C’est donc un contentus !) Mais au fait : que se passerait-il si je ne faisais jamais le ménage ? Plus de temps pour mon loisir, super ! Puis, insidieusement, de la crasse, des moisissures, des nuisibles, des bestioles, des maladies. Et si j’attends assez longtemps, des ruines…

Alors je choisis le ménage !

Mais… Quid de mon voisin ? J’espère qu’il est arrivé à la même conclusion et qu’il fait aussi le ménage, sinon ses bestioles vont faire un tour chez moi…

Et son voisin à lui ?

Tout le monde dans mon quartier partage-t-il mon point de vue ?

Comment convaincre que c’est mieux pour eux et donc par conséquent pour moi ??

C’est impossible parce que ça ne marche pas comme ça !

Pour convaincre, il faut les ingrédients suivants : apporter des arguments valides ; avoir un interlocuteur capable de comprendre ces arguments ; avoir un interlocuteur qui accepte de prendre du recul ; avoir un interlocuteur qui est capable de changer d’avis. Autant dire qu’on ne peut convaincre tout le monde.

Celui qui prétend qu’il convainc tout le monde manipule les gens, au moins en partie.

Bref, dans un monde parfait…

Par conséquent, emmener un groupe dans une direction s’il ne veut pas ne peut être atteint que par la force : coercition, guerre, propagande, influence, pots de vins, etc.

Ceci étant dit, je me demande comment l’Humanité peut stopper la crise climatique en cours ?

Sachant les volontés qui visent des objectifs très altruistes (ironie inside) comme le montrent certains acteurs plus qu’impactants. Par exemple en annonçant « atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 »… lol ? Je conclus d’une annonce pareille qu’on (?) s’en occupera prochainement, que ce n’est pas urgent, mais surtout qu’en attendant, on en profite pour engranger un maximum d’avantage en privilégiant d’autres aspects. Autre exemple : déforestation amazonienne. L’équivalent du 6e département français en surface (8426 km² pour être précis) de forêt a été détruite rien qu’en 2020.

Imaginez que vous êtes malade. Votre médecin vous dit qu’il vous traitera quand il aura le temps et votre chirurgien vous ampute d’un morceau de poumon de temps en temps parce qu’il a de bons clients… Le plus triste étant que les délétères font partie de l’ensemble… La métaphore médicale va trop loin ?

Une dernière chose : le plus triste n’est pas que notre belle planète soit gangrénée ; c’est qu’elle le soit par une minorité de personnes. Par leur choix ET notre non-choix. Attendre n’est pas un choix : c’est laisser d’autres décider à notre place !

En conclusion, il n’y a pas de place pour la discussion. Nous savons que le réchauffement est de notre fait. Nous savons qu’une augmentation de la température globale est maintenant inévitable. Mais nous ne savons pas si nous avons atteint un point de non-retour, ni à quel moment il sera.

A mon avis, il est donc préférable de traiter le sujet ASAP (as soon as possible = dès que possible). Et de contraindre les cellules dissidentes. Car que je sache, nous vivons tous sur la même planète.

Et vous, êtes-vous prêt à aller jusqu’au bout ?

L-EMM-E

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