LEMME Pol : Y tique Le suffrage universel, une fausse bonne idée

Le suffrage universel, une fausse bonne idée


Une des représentations clés de notre démocratie républicaine.

Je déteste le suffrage universel !

Je hais ce faux sentiment de décision qu’il procure.

J’abhorre ce simulacre de pouvoir au peuple.

Ce système absurde qui génère plus de frustrés que de gens satisfaits…

Comment peut-on croire que ce mode de scrutin est pertinent ? Il est extrêmement sujet aux manipulations de tout type, à commencer par le pire : la propagande. Et c’est d’autant plus vrai que c’est dorénavant très ancré dans notre société grâce aux différents vecteurs du numérique. Les moyens des plus puissants permettent alors de passer outre les pseudo-formes de contrôle d’une quelconque équité. Pire, l’utilisation massive de ces ressources permettent plus que de diffuser, mais de contrôler l’opinion publique.

D’autre part, ce mode est beaucoup trop risqué pour l’enjeu : élire un président. Celui qui oriente le pays sur une trajectoire pour plusieurs années (5 ans chez nous), voire plus si son mandat lui permet de marquer des points légitimes (ou pas puisque la propagande ne s’arrête jamais !). C’est aussi celui qui donne le change pour les relations internationales.

Ce n’est pas l’élection du délégué de classe…

Bien sûr que ça ne peut pas être parfait. Mais pourquoi choisir un modèle avec autant de faiblesses ? Pour faire plaisir à la population ? Lui procurer ce sentiment d’avoir eu le choix ?

Entre ceux qui ne votent pas, ceux qui votent contre, ou ceux qui votent sans connaitre ne serait-ce que la moitié du programme de leur candidat, quelle importance ? Les citoyens des pays qui n’utilisent pas le suffrage universel sont-ils malheureux ou frustrés ? Au même titre que nous probablement… Ce qui n’empêche pas d’aimer la personnalité du nouveau président ou de partager les actions qu’il arrive à mettre en place.

Cela étant dit, je partage avec force et vigueur la volonté de donner au peuple voix au chapitre. Que ce soit dans une bonne ou une mauvaise direction, il me parait logique et même tout à fait évident que ça ne peut fonctionner que comme ça. Intégrer un groupe, c’est partager ce qui fait le cœur du groupe, et c’est valable à n’importe quelle échelle.

De mon côté, je suis humain, européen, français, bourguignon, icaunais, meusien (mes racines). De même que je suis un homme, quarantenaire, blanc, diplômé, (beau*), etc.

Chacun de ces aspects est important en fonction du groupe dans lequel je me trouve et que je soutiens par mes actes et/ou mes paroles.

Je comprends parfaitement qu’on soit ou non patriote. Qu’on aime son pays, qu’on le défende… et qu’on veuille en faire partie. L’un ne peut pas aller sans l’autre en vérité. Comme les mitochondries dans le corps humain, les séparer est futile, inconsistant, saugrenu. L’homme est partie intégrante de la société dans laquelle il évolue, et la société n’existe pas sans lui et ce depuis que l’homme est Homme.

Pour que les français aiment la France, mais aussi pour que la France aime les français, il est impératif de fournir à chacun la capacité de communiquer et de se comprendre.

Pourquoi aime-t-on son pays ? Y aurait-il autant de volontaire aujourd’hui qu’à l’époque pour risquer sa vie sur le front anti-nazi ?

Ce sentiment est progressivement amalgamé, absorbé dans le melting pot du mondialisme ou de l’européanisme, mais aussi du consumérisme sur fond d’individualité. La volonté de ce que veulent nos « élites » nous transforme en humain de Panurge. En humain de batterie, qui accepte son sort dans sa cage parce qu’au moins il sait où il en est…

Ce qui fait que la France est ce qu’elle est, ce sont les Français.

Les artistes, les scientifiques, les penseurs, les décideurs. Individuellement, les français ont tous participé à rendre la France telle qu’elle est aujourd’hui. Le pays des droits de l’Homme. Le berceau des lumières. Un pays riche, gastronome, touristique, technologique et technique, rempli d’histoires, de légendes et de liberté. Un pays qui fait rêver.

Pourquoi ? Comment ? (Ce sont mes 2 questions préférées)

Parce que nous sommes français.

Nous aimons ce que nous sommes et nous en sommes fiers. Les français participent volontiers à ces valeurs car elles font partie de nous. Mais pour que la France soit française, il faut la défendre. Il faut la faire vivre. Il faut la faire évoluer, c’est-à-dire vivre avec son temps. Nous devons la faire évoluer. Nous ne devons pas nous laisser embarquer dans un maelstrom qui nous dévisage et nous détruit.

Et comment faire Môssieur le plus malin ?

Comme je dis souvent, il n’y a pas de problème sans solution, sinon, ce serait un fait. Puisqu’on peut trouver des quantités de modèles, rien n’empêche d’imaginer quelque chose de plus performant, de plus accepté, qui rassemble une plus grande majorité de gens.

Personnellement, ce que je constate, c’est un manque de « maturité politique » d’une partie importante de la population électorale. Et qu’on se le dise, je considère en faire partie. Car qui serait à même d’élire celui qui va prendre les décisions difficiles ? qui vont nous orienter parfois sur des décennies (cf. plans sur l’espace ou l’énergie par exemple) ? La logique est : pour élire, il faut avoir la capacité et la connaissance.

La capacité d’élire. Sujet à part entière ! Comment justifier que quelqu’un a cette capacité ou pas ? quels sont les seuils ? Il me semble qu’il faut être en mesure de comprendre les répercussions de sujets aussi divers que variés : l’économie, l’énergie, la politique extérieure, la volonté de la population, etc. Vous me direz que ceux de Sciences Politiques sont d’office dans ce cas. Possible, mais je ne connais pas leur programme alors je donnerai mon avis une autre fois. Pour autant, il y a de mauvais élèves dans toutes les écoles. Et il y a aussi beaucoup d’autodidactes. D’ailleurs, auparavant, il n’y avait que des autodidactes ainsi que les restes du monde aristocratique. Que penser des journalistes politiques, des hauts fonctionnaires ?

La connaissance. Sujet là aussi à part entière. Car le monde change. Tout le temps. Et à toute vitesse. Peut-on réellement absorber autant d’information, y faire un tri, pour faire un choix éclairé par sujet, tout ça en plus de son travail, de sa vie de famille et des autres à-côtés de notre vie quotidienne ? Ici, je pense qu’il est impossible d’être absolument complet. Les députés par exemple sont aider dans la gestion de leurs dossiers. Ils ont des équipes qui préparent le travail afin qu’ils puissent optimiser leur temps de réflexion. Pour autant, nombre de journalistes ont montré qu’ils pouvaient être aussi pointus. Des individus, qui prennent la vie politique à cœur, un peu partout sont aussi très cultivés sur notre actualité.

C’est dans ce contexte, qu’il me semble utile et pertinent de nous orienter vers un système qu’on pourrait appeler : électeurs compétents. Bien entendu, il faut aussi s’attacher à ce qu’ils soient en nombre suffisants pour être représentatifs de notre société. Peut-être en faut-il 10000, ou 100000 ?

Bien entendu, ils ne seraient pas compétents suite à un diplôme. Ce serait totalement illogique puisqu’un diplôme sanctionne des aptitudes et des savoirs à un moment donné : une photo figée. Cette qualification doit être obtenue avant des élections, afin de montrer qu’on maîtrise l’actualité, qui, par essence, est forcément… le présent.

Un autre sujet me choque profondément dans le suffrage universel (au moins à notre époque) : la proximité des résultats. 49/51 ou 52/48. Comment cela peut-il être si fréquent ? Est-ce toujours l’indécision générale qui engendre ce beau partage ? Est-ce selon la représentation que certains font des républicains et des démocrates ? Ou encore les promesses sont-elles toujours dans un cadre si proche que nous n’avons pas vraiment de raison de préférer l’un à l’autre ? En fait, le 2e tour a-t-il un sens ? On entend aussi que le premier tour permet aux citoyens de donner le ton, d’exprimer ce qui ne va pas. Et on ne peut le faire que si on est un citoyen et une fois tous les 5 ans ?

C’est difficile de faire la part des choses et c’est un emmêlement de beaucoup de sujets.

Mais ça montre aussi qu’il faut changer cela.

Apporter une boîte à idée à la population. Des référendums réguliers pour traiter des sujets réellement importants. Ou au moins des consultations.

Bref, le sujet reste ouvert, et d’autres pistes sont sûrement aussi pertinentes. Mais par pitié, changeons !

L-EMM-E

* A noter que c’est mon opinion, mais sans me connaitre, la première image que vous aurez de moi est d’être beau selon vos critères ; tricherie ou non ? Le cerveau fonctionne de la sorte, mais acceptez-vous que votre opinion soit orientée avant que vous ayez fait votre jugement ? 😊

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