LEMME Pol : Y tique Politicien, Journaliste… opportunistes ?

Politicien, Journaliste… opportunistes ?


Chers lecteurs, bonjour à tous !

Avez-vous remarqué le point commun de ces deux métiers ? Oui : ils se délectent et instrumentalisent tout ce qui prête à la vie publique. Bien entendu, bonne chance à tous pour trouver où se situe la limite avec la vie privée, le prouver et faire respecter vos droits…

En bref, deux métiers qui m’insupportent quant à ce principal aspect qu’ils exploitent : profiter de tout par quelque biais que ce soit afin de servir des intérêts très personnels et orientés.

Et puisque le résultat importe bien plus que les moyens, l’altération de quelque façon que ce soit, est devenu un sport !

Tronquer un message par-ci, une image par-là. Abreuver les médias pour vilipender un groupe afin que leur réponse soit inaudible. Ne pas vérifier la véracité, faire du copier-coller allègrement. Donner son opinion en usant de sa prétendue autorité en la matière…

Et puisque ces métiers sont proches de par leur fonctionnement et par leur objectif, travailler main dans la main fut une évidence. En fait, c’est tellement vrai que ça date de plusieurs millénaires… Déjà les crieurs avertissaient la population et permettaient une propagande facile et contrôlée. Les médias ont ajouté des flèches à leur arc déjà bien fourni et la mondialisation et le numérique ont terminé d’apporter les outils pour crucifier les esprits en quête de vérité et de liberté d’opinion.

Pire ! La populace politicienne et journaleuse manipule l’opinion sur des sujets divers : médecine, justice, politique étrangère, actualité, groupes concurrents ou haïs, etc. (Je parle d’une bonne partie de ces gens, mais bien entendu, je suis conscient qu’un nombre non négligeable fait son travail consciencieusement).

Et où cela s’arrête ? A priori nulle part. Puisque leur public n’a jamais vraiment la réponse. Pour ces mêmes raisons que beaucoup de publicités fonctionnent : l’intérêt et la curiosité. Tout l’art réside ainsi dans l’entretien de l’intérêt et / ou de la curiosité, le suspens en quelque sorte, alors que les messages plus subtils sont passés dans le même temps.

Avez-vous déjà constaté le nombre d’adverbes et d’adjectifs employés dans les journaux ? Ils sont légions. Et des plus inutiles pour rendre compte d’un événement. Parce qu’il y a les qualificatifs, descriptifs : le meurtrier est grand, type caucasien, crâne rasé. Et les ajouts de toutes sortes : noir, d’origine musulmane, dangereux, habillé pour le djihad, etc. Ces dernières notions ont-elles une quelconque utilité descriptive ? Non. Par contre, pour emporter avec eux une connotation, une impression rémanente si possible, un amalgame, voire une fausse vérité…

Pourtant, ce que veut le lecteur, ce sont des faits. Des éléments qui lui permettront de se forger son opinion. Transparents, neutres, clairs, et précis. Exhaustifs autant que faire se peut.

Les lecteurs peuvent aussi vouloir une opinion. Mais dans des cadres spécifiques, et donc avec des professionnels du domaine. Qui veut l’avis d’un homme politique sur un médicament ? Qui veut l’avis de son dentiste sur son patron ? Non, l’avis éclairé de quelqu’un ne peut se faire que sur sa compétence. Et celle-ci doit être reconnue. Sinon, considérez que le suis le fils caché du dalaï-lama svp et partagez cet article à travers le monde où il atteindra sa destinée ! (Merci d’avance !)

Les objectifs sont cela-dit légèrement différents. L’un cherche l’influence et le pouvoir quand l’autre vise l’argent. Mais généralement, ces sphères sont extrêmement imbriquées. Et cela, on peut le constater très facilement en lisant entre les lignes : l’orientation d’un discours permet de déterminer si un article est écrit par un socialiste plutôt qu’un républicain, si l’objectif affiché est de saisir le lecteur d’un sentiment de crainte, de peur, ou encore d’enjoliver de bonne humeur un autre article pour faire oublier les horreurs du précédent…

Ce que je trouve le plus triste, c’est de m’apercevoir avec quelle facilité on peut envoyer, via ces supports audios, visuels et écrits, des opinions et des messages induits, et avec quelle difficulté un lecteur peut retirer l’essence de l’information pour se faire sa propre idée sur ledit sujet.

Il y a aussi un autre danger. Plus vicieux et plus délétère. Cette partie non publique qui a, ou de l’influence, ou du pouvoir, ou de l’argent (ou un mélange des 3). On peut facilement citer les lobbys, mais ce n’est qu’une partie. Des groupuscules politiques, des entreprises sans vergogne, des charlatans influents, tous participent à modifier, altérer, abuser, puis arnaquer l’autre partie de la population. Et alors qu’elle n’est pas publique, l’enquête devient compliquée si ce n’est impossible.

Mais alors, comment faire ?

En fait, ce n’est pas si compliqué : il faut simplement retirer de l’équation la partie liée à l’influence, au pouvoir à l’argent. Autrement dit, il faut que les décideurs, les gouvernants ne soient pas parmi cette catégorie. Et des gens qui ne renifle pas chaque Jaguar qui passe, qui ne veut pas être connu, et qui n’ont pas l’ambition d’être les rois du monde, il y en a plein. Et parmi ceux-là, il faut choisir ceux qui ont les capacités de décider, qui acceptent la responsabilité de leurs actes.

Ces individus, s’ils arrivent à être parmi les décideurs, je leur dis bravo. Bon courage aussi, car dans cette cour, tout contact, toute information peut devenir une embûche.

La volonté de chercher à améliorer la condition de tous doit être au-dessus d’autres qualités. La préoccupation de chaque strate de la société doit être au cœur des débats. On comprend bien que les riches veulent continuer à l’être et à fructifier leurs biens. Mais oublier les strates du dessous va immanquablement avoir des répercussions sur celles du-dessus…

L’écosystème humain comme il existe à l’heure actuelle est le reflet de ce que l’Homme a créé et détruit. Aussi, il reflète l’image des décideurs qui se sont succédés et qui ont déterminé le paysage actuel.

En France, nous sommes passés par des monarchies, des républiques, des empires, etc. Nous avons évolué et avancé. Rien ne nous empêche de continuer pour le bien de l’Homme, pour nous et nos enfants, sans oublier pour notre planète.

L-EMM-E

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