Pol : Y tique

Choisissons notre avenir !

Cela fait environ 20 ans maintenant que je m’intéresse à la politique. 20 ans pendant lesquels j’ai suivi l’actualité, me suis renseigné sur notre histoire et celles de nos voisins, puis à l’heure de la mondialisation aux différentes nations peuplant notre belle planète bleue. J’ai suivi ce qu’il se passait d’un œil extérieur, en essayant de garder une neutralité d’esprit. De ne pas juger, autant que faire se peut.

Pendant toute cette période, j’ai suivi de loin, car comme beaucoup d’entre nous, je n’ai pas toujours le temps, la motivation, la compétence de cette discipline. De même qu’il me manque beaucoup de connaissances.

Quoi qu’il en soit, comme beaucoup, j’aimerais que mon avis compte. J’aimerais changer des choses, avoir le courage de personnalités de m’exprimer sans ambages, et sans être jugé.

Ce qui me ferait le plus grand bien, c’est de m’exprimer, d’apprendre et d’avancer, de façon constructive.

J’imagine, peut-être à tort, que c’est le cas de bon nombre d’entre nous ? La majorité de la population silencieuse mais tolérante et de bonne volonté (80% ?). Celle qu’on n’entend rarement se plaindre, qui fait patiemment ce qu’on lui demande, qui accepte de courber l’échine, qui comprend que la vie n’est pas rose.

Quand je contemple le paysage politique comme ils l’appellent, je suis triste. Comme beaucoup, je suis passé par des étapes d’agacement, d’énervement, de rage, d’incompréhension, de peur puis de tristesse.

Comment en est-on arrivés là ?

Remettons les choses à plat.

Définition Larousse de politique : « Ensemble des options prises collectivement ou individuellement par les gouvernants d’un État dans quelque domaine que s’exerce leur autorité ». Les autres définitions étant des extrapolations de la première.

Notez bien que le peuple n’a pas voix au chapitre.

Autrement dit, la politique, c’est le management de la population d’un état. On y retrouve donc différents schémas, démocraties, républiques, dictatures, et bien d’autres.

Une des techniques courantes à notre époque, c’est la négociation, ou plutôt l’art du compromis. Une autre est de faire une trêve sur les querelles de chacun pour tenter de faire avancer le groupe.

Je constate donc avec dépit, que la négociation n’est pas toujours la meilleure option (pour la population), que le juste milieu est souvent celui qui ne convient à personne, que les décisions sont prises de façon discutable, qu’il devient acceptable de viser la médiocrité, etc.

Il devient autorisé de dire n’importe quoi, de faire n’importe quoi. Pis, ça devient la meilleure option de choix…

Tout est à peu près tolérable. Le très bien devient étrange, d’une normalité banale qui en devient ringarde, vieillotte.

La vie devient morne, grise, superficielle.

La conclusion, c’est que pour faire le mieux on ne cherche pas le bien, mais le moyen.

Alors continuons à viser le moyen, le médian, le passable, l’ordinaire, le suffisant.

Personnellement, j’ai horreur de commencer quelque chose qui sera bâclé si j’ai des lacunes. Que ce soit à cause des compétences, techniques, outils et autres manques, le résultat ne sera pas celui de mes attentes. Et comme je suis un perfectionniste, je réfléchis beaucoup avant de me lancer.

Sauf qu’il m’arrive de ne jamais me lancer. Souvent même. Et comme beaucoup, je mets la cause sur l’aspect qui ne m’a pas permis de faire mon projet comme je le souhaitais. Il arrive, comme d’autres, que je me lance « pour essayer », en faisant de mon mieux, et en espérant que le résultat sera concluant. Mais lorsque ma tâche est terminée, et que je constate le résultat, je ne suis pas satisfait. Je rentre alors dans la spirale, le cercle vicieux : si je me lance, ça va rater, donc je ne me lance pas et je me morfonds, je m’agace, et mon aigreur continue d’augmenter.

Toujours est-il que le compromis m’interpelle et me pose question. Y gagne-t-on ?

Il m’est difficile de répondre correctement à cette question. Sur quoi s’appuyer pour juger, ai-je les connaissances suffisantes, est-ce que mon opinion peut rester neutre ?

Ce que je constate, c’est que les gens ne sont pas heureux. Je ne rejette la faute à personne. En fait, l’aspect comique, c’est qu’une partie de ces malheureux ne l’est que par sa propre faute. En commençant par moi d’ailleurs.

Il m’a fallu du temps, un « déclic », une prise de recul pour me comprendre et savoir qui j’étais, ce que j’aimais et ce que je voulais. On rêve tous de devenir riche. Croyez-vous que ce soit une fin en soi ? Cela arrive mais c’est extrêmement rare. Ce que tout le monde veut, c’est profiter de la vie.

Ça veut dire utiliser notre temps pour faire ce qui nous plait. Définissez ce qui vous plait, et vous verrez que ce n’est pas rester sur notre canapé à regarder des séries.

Bref, je digresse.

Quoi qu’il en soit, la politique de notre pays – La France, fait partie des raisons qui font que nous ne sommes pas heureux. Par nous, j’entends la population dont je fais partie.

Je constate les éléments suivants, qui sont, selon mon opinion, les principaux défauts de notre politique actuelle :

  • Irresponsabilité
  • Tolérance insondable
  • Iniquité

D’abord, l’irresponsabilité. Je constate que bon nombre de gens sont irresponsables. Pire, ceux qui sont censés être des modèles, ceux qui donnent des leçons mentent et trichent. Pour leur propre intérêt. Ceux qui décident pour nous. Dans ces conditions, comment penser que c’est une démocratie ? ou une république ? J’essaie de rester neutre, mais rien qu’avec ce qu’on trouve dans les médias, force est de constater que nous vivons une période de déchéance. Où l’honneur n’est plus une vertu, où l’autorité n’est plus une faveur qu’on gagne à force de respect.

De plus, l’irresponsabilité n’est pas qu’individuelle. D’un point de vue sociétal, il me parait invraisemblable certaines décisions prises collectivement.

La tolérance insondable maintenant. Là encore, notre pays n’est pas avare d’actions incroyables. Le pays des droits de l’homme. Ou pas. Certains n’ont pas le droit de s’exprimer pendant que d’autres répandent des ignominies. Dans tous les domaines d’ailleurs ; il suffit de regarder l’assemblée nationale pour se rappeler la cour d’école. Et lorsqu’on regarde les sanctions, il y a de quoi sourire. Sauf que ce ne sont pas des blagues. Du sursis en veux-tu en voilà, des relaxations et autres acquittements.

Enfin, l’iniquité. La justice humaine ? Non. Seulement un manque de discernement et de moyens. Et aussi et surtout, de courage. Nous observons des faveurs, des passe-droits, de la corruption. Et par conséquent le système lui-même, dans son entièreté se délite, se décompose en immondices où les plus grosses mouches sont les profiteurs, tricheurs, menteurs et autres truands.

Notre pays a donc besoin de recouvrer sa dignité, une structure, une cohésion. Ne serait-ce que pour ne pas sombrer. Car il sombre. Inexorablement.

Pour ce faire, il n’y aura pas un miracle. Seulement l’action des petits rouages que nous sommes, mais dans une direction convenable. Aussi, il faudra accepter un changement. Profond, global.

De mon avis, ce ne peut être qu’en changeant :

  • La constitution
  • La façon de gouverner
  • La façon de faire passer les messages… dans les 2 sens.

La probité, l’honneur et l’écoute doivent être des conditions sine qua non aux décideurs. Qu’un patron choisisse de foncer dans le mur et ses salariés avec le regarde, car c’est une sphère privée ; les salariés sont liés par la subordination et la loyauté. Mais lorsqu’il s’agit d’un état, et donc de politique, il n’est pas possible que les rouages les plus impactants n’aient pas ces qualités… au minimum.

Il est temps de refaçonner notre pays.

L’Emm.e